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Historique du TFC


Le Boulevard de la liberté et ses quartiers périphériques ont donné naissance au Tempête F.C durant l'été de l'année 1970. Imbattables dans les rencontres de quartiers, les jeunes garçons dont l'équipe portait le nom du « Boulevard de la Liberté » tous les après- midi attiraient l'attention des habitants de la zone et du voisinage ainsi que les passants émerveillés par leur maîtrise du ballon en « caoutchouc » et leur talent vraiment incroyable.

 

Leur tout premier ballon en cuir avait été acheté par Alix Alténor « Zouboute » au cours de l'année scolaire à Lalue (Port-au-Prince) entre les mains de l'ex-international Saint-Marcois René Argélus « Gwo René Bendaw » avec l'objectif avoué d'évoluer enfin au parc « François Duvalier » actuellement parc « Levelt » avec ses coéquipiers face aux grandes formations de l'époque : Téméraires A.C, Normandie A.C, Sirène F.C. Du matin au soir le ballon était leur préoccupation majeure sous le chaud soleil des tropiques. Leur passion était communicative : Frantz Innocent, Edouard Ducasse, Tagodo, Zouboute, Will Thélot, Ducarmel, le fameux Reynold Joseph, Paul Maxi, Dantchui, Jean Robert Louiné, Wilner Etienne, Kay Koulé, Jacques Etienne, Antoine Pélissier le Benjamin de l'équipe, Frantz Saint-Fleur, Astrel Exil, le seul vétéran du groupe était Jacques Michaud qui allait devenir le premier entraîneur du Tempête F.C. Dans le quartier ils avaient le support inconditionnnel du maire Emmanus Frédéric et d'autres riverains tels que : Luc Joseph, Sylvio Hyacinthe, Tony Séjour, Maxo Pascal, Tony Alténor, Louis Céphacile, Julienne Jean « Madan Mérand » la marraine de l'équipe, Henri Philogène, Maurice Desrivières, Noé Désinor...

Par un après-midi d'orage, la partie de football fut gâchée par une forte averse qui transformait le Boulevard en un véritable torrent, footballeurs et spectateurs prenaient refuge sous l'acajou géant qui faisait office de reposoir et de lieu de réunion. A moitié trempés tous ceux qui y étaient se donnaient à coeur joie de ce que serait l'issue du match perturbé, quand sous l'effet de la bourrasque une branche craqua et tomba sans faire de dégâts pendant que le tonnerre gronda furieusement. Une demoiselle très proche des joueurs fit allusion à une tempête tant que les vents étaient violents. Cette remarque attira l'attention des fanatiques et de tous ceux qui s?y trouvaient, de vives discussions s'en suivirent et on décida de trouver un nom pour l'équipe. Sous l'orage le débat était devenu orageux, certains optaient pour Cyclone, Typhon, Ouragan, d'autres pour Titans, A.S Boulevard etc. Arrivait un moment où Wilfrid Jean Baptiste « Dantchui » qui n'était pas le plus écouté du groupe fit valoir un point de vue qui allait avoir son pesant d'or « Les éclairs qui ont jailli, les vents qui ont soufflé, la branche d'arbre qui est tombée, l'eau qui coule à flot, vous n'avez pas compris messieurs, ce message du génie du Boulevard, notre équipe c'est une véritable tempête ». Le Bleu et Blanc ont été choisis comme couleurs officielles alors que la date de fondation fut fixée au 5 juillet 1970. D'un autre coté ,une autre version fait croire que le nom du club avait été trouvé et choisi par une fille du quartier vivant chez la septuagénaire < Tante Cléante > après cette pluie torrentielle…..

Notons pour sa première participation au championnat local qui se jouait à l'époque en été, l'équipe fut renforcée par les vétérans suivants : Fito King, Jacques Michaud, Jacques Hyacinthe. Supporté par un public passionné et chauvin venu du centre-ville, la Scierie, Ti Bwa, Dèyè Teren, Pivert, le Tempête F.C ne tarda pas à devenir le club phare de Saint-Marc en mettant fin à plus d'une décennie de règne du Normandie F.C de la rue Louverture. Mené par 1 (un) but à zéro àtreize (13) minutes de la fin du match, la bande à André Laguerre premier président du club, se surpassa en marquant trois (3) buts coup sur coup, ce qui provoqua la descente dans les rues des centaines de sympathisants à grand renfort de klaxon et de tambours, dans une ambiance de carnaval improvisé, fait inhabituel de l'époque sous le régime des Duvalier. Une légende était née dans le football Saint-Marcois.

En 1971 le stratège Eric Cadet footballeur hors pair d'une technique supérieure quitta Normandie F.C pour rejoindre les rangs du Tempête F.C. Deux ans plus tard avec l'arrivée du plus grand buteur Saint-Marcois « après Salomon Saint-Vil » nous parlons de Gérald Bazile, Marcel Florestal, et des frères Dénéus, Kernizan et Joe le meilleur libéro Saint-Marcois, et de l'homme des situations difficiles Frantz Filippi venu du club des Tirailleurs de Pivert, le Tempête F.C devint vraiment irrésistible en témoigne la présence en 1975 dans l'interrégional de dix titulaires du T.F.C au sein de la sélection Saint-Marcoise de football (USSSM).Yves Elien valeur sure du football local retrouva le Tempête F.C en 1976 comme entraîneur joueur. En 1977 Mesguer Morissett fit un bref passage au Tempête F.C, la robustesse de ce joueur ainsi que son Timing ont donné des regrets aux fanatiques. Le grand espoir de l'attaque Huggins Mc Guffie quitta trop tôt le pays pour les Etats-Unis. N'oublions pas les frères Saint Preux et le virevoltant Kelly Vilsaint, Edwige Florestin, Georges Céphacile?

Quand à la fin des années 70 d'autres joueurs mirent fin à leur carrière ou quittèrent eux aussi le pays pour d'autres cieux plus cléments, le club Bleu et Blanc prit huit bonnes années pour voir éclore une autre génération porteuse d?espoir : Patrick Cadet, Weiner Mortel, Eddy Doréma, Bernadin Passé, Sergo Hyacinthe, Miradieu Exantus, Rony Saint-Fleur, Ethéart Austin, Frantz Valcin entraîneur du club en 1992 et président en 1999, Antoine Pierre Louis, Joseph Occélus, Schefferd Berlus, Harry Louis ( le sénateur ), Frantz Suprême, Jeanel Fils-Aimé l'impénitent buteur, Ronald Génescard, Harry Picauld, Hervé Flambert, Ellestin, Clément Louis, Conrad Destin...

Cette génération du Tempête F.Csurvola le championnat des clubs champions d'Haiti en 1988 et termina vice championne nationale ce qui lui ouvrit les portes de la CONCACAF des clubs. En la circonstance Kelly Vilsaint (Ti Kelly) fit un come back au Tempête F.C prêté par le Victory S.C alors que Marc Georges Joubert fut transféré au club Saint-Marcois par le Racing Club Haitien.

Devenu le club le plus populaire de la province avec (l'ASC), Le Tempête F.C joua et remporta plusieurs tournois et pas des moindres sur les principaux terrains du pays : Stade Sylvio Cator, Parc Saint-Victor, Parc Levelt, Parc Gérard Christophe, Parc Edouard Baker etc. En priorisant une politique de jeunes, le mixage entre les rescapés des années 80 comme : Harry Louis, Weiner Mortel, Jean Charles Daniel, Joseph Occélus le goleador et la nouvelle vague composée de Junior Météllus, Claudy Donatien, Jude Désinor, Paulson Valcin (Cubillas) la terreur des défenseurs, Guernelles Augustin (Bob), Gary Beauvil, Bayard Vincent, Pharnel Armand, Widmarck Pierre, André Mortel donnèrent son premier titre national au Tempête F.C en 1992. En cette même année le Tempête F.C remporta la super coupe d'Haïti, une compétition qui mettait aux prises le champion national de première division au champion de deuxième division (Tempête F.C vs Don Bosco).

Deuxième qualification du T.F.C pour la CONCACAF des Clubs, les Saint-Marcois avec une très forte équipe étaient fin prêts en ce mois de Mars 1993 quand la FIFA pour des raisons politiques interdisait toute participation haïtienne à une compétition internationale.

 

 
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